Au sujet de l'École
Étudier en service social à l'Université d'Ottawa, c'est une occasion unique de s'engager dans un programme universitaire privilégiant une approche de recherche-intervention étroitement liée à des groupes et des organismes très divers. Les programmes de baccalauréat et de maîtrise offerts à l’École de service social visent à former des spécialistes du travail social aptes non seulement à intervenir directement auprès de personnes et de groupes, mais aussi à comprendre les théories et les contextes sociaux et politiques du service social. Les programmes sont disponibles en français seulement.
L'École est membre de l'Association canadienne pour la formation en travail social (ACFTS) www.caswe-acfts.ca. Le programme de maîtrise est agréé de plein droit par l’ACFTS et le programme de baccalauréat a reçu le statut de candidat à l’agrément par ce même organisme. Les diplômées et diplômés de nos programmes peuvent faire une demande d’adhésion aux ordres professionnels des travailleurs sociaux.
Énoncé de mission
La mission de l’École de service social repose sur le fondement des valeurs de justice sociale et de défense des droits humains propres au service social. En ce sens, nos programmes d’études en service social cherchent à fournir aux futurs diplômés les outils conceptuels et les pratiques leur permettant de développer un esprit critique, de proposer et de mettre en œuvre des interventions, aussi bien dans des organismes multidisciplinaires que dans des contextes sociaux et culturels de plus en plus diversifiés et complexes. L’École accorde une place centrale aux contextes socioculturel, politique et économique dans lesquels s’inscrivent les problèmes individuels, familiaux et collectifs auxquels est confronté le service social. Cette perspective traverse les cours et les recherches des professeurs ainsi que les travaux et recherches des étudiantes et se présente comme une condition préalable à l’élaboration d’approches d’intervention, de politiques sociales, de programmes institutionnels et d’actions communautaires qui soient proches des réalités des individus et collectivités. La pédagogie privilégiée par l’École, axée sur la recherche intervention, constitue un moyen d’articuler ces diverses préoccupations et d’en faire l’objet de nos enseignements, de nos recherches et de notre formation pratique.
L’École a aussi pour mandat de préparer des intervenantes capables d’œuvrer prioritairement dans le contexte minoritaire de l’Ontario francophone. Plus particulièrement, les programmes de maîtrise et de doctorat visent à former des travailleurs sociaux pouvant intervenir et effectuer de la recherche dans les champs de la santé et de la famille-enfance. Ces champs étant par définition pluridisciplinaires et impliquant plusieurs acteurs, l’École cherche à former de futurs praticiens et chercheurs habilités à travailler avec des personnes venant d’autres disciplines ou de milieux d’intervention. Dans tous les programmes, la formation théorique et pratique, ainsi que la recherche, portent une attention particulière aux réalités spécifiques du contexte minoritaire franco-ontarien. Aussi, l’Université d’Ottawa étant frontalière et ayant une longue tradition d’accueil d’étudiants francophones venant d’autres provinces canadiennes et de pays divers, l’École offre une formation pouvant trouver une résonance au-delà des frontières locales et régionales et être appliquée dans des milieux fort différents. En effet, dans un contexte de mondialisation et de politiques nationales et internationales favorisant la mobilité de la main d’œuvre, l’École désire s’assurer que ses diplômés possèdent les connaissances et les compétences leur permettant de travailler aussi bien ailleurs au Canada qu’à l’échelle internationale.
L’École considère aussi qu’il est essentiel d’offrir une formation qui s’ouvre aux réalités socioculturelles de plus en plus diversifiées en termes de croyances, de valeurs, de conditions d’existence, de langues ou de coutumes et qui font appel au renouvellement des pratiques d’intervention sociale. Cette pluralité sur le plan socioculturel exige l’ouverture à l’altérité, aux différences de cultures, d’ethnies, de genre, d’orientations sexuelles, ou encore de divers handicaps, afin de contrer les multiples manifestations d’intolérance, de rejet et de marginalisation. Cela exige aussi de s’ouvrir à la diversité des savoirs et des pratiques qui est le propre du pluralisme et que l’intervention, la recherche et les politiques sociales doivent s’efforcer d’intégrer. Dans ce sens, la diversité s’impose comme un thème transversal des programmes, tant en regard des approches, des pratiques et des lieux d’intervention, que des réalités sociales changeantes parmi lesquelles on retrouve le vieillissement, la diversité culturelle, les modèles familiaux modifiés, la pauvreté croissante, et les formes diverses de marginalisation et d’exclusion. De plus, étant donné le caractère fortement féminisé de plusieurs problématiques faisant l’objet de l’intervention sociale, les inégalités dans les rapports sociaux de sexe constituent un cadre de référence de la formation offerte.
